Le départ

Nous le savons, nous sommes aujourd’hui à la merci de l’informatique et les “ordinateurs”régulent nos vies. L’un d’eux, chargé de la répartition des passagers dans l’avion, a trouvé bon de placer les familles avec enfants ensemble, à l’arrière de l’avion. C’était une erreur ! Il y a une solidarité chez l’enfant hurleur que rien n’arrête. C’est donc absolument harassé que nous avons mis les pieds sur le sol américain. La douane passée, nous voilà arrivés à Boston.Excité par ce qui nous attend, je n’ai pas envie de me coucher et je me rends au bar resto del’hôtel me descendre une petite bière ; le Hojoko, bar néo-japano-coréo-on sait pas trop…commandé un truc (le premier truc sur la carte), sans trop savoir ce que cela voulait dire : un”Brain on Crack”. Qui, à mon grand étonnement, était une transcription littérale de ce que son intitulé indiquait : de la cervelle sous une pellicule craquante. Cervelle d’agneau en panure croustillante avec de la mayo au gingembre (avec un truc bizarre dessus). Je me passerais de donner des conseils de voyage à tout bout de champ, mais permettez-moi d’être pour le moins directif sur cet item. Non, non et non voyageur, je te déconseille fermement de consommer de la cervelle aux épices à la suite d’un long voyage non, non, non, passe ton chemin ! C’est peu digeste, ça brûle et ça donne une furieuse envie de tout rendre. Heureusement la bière artisanale du coin était très bonne.

The Verb Hotel

The Verb est un hôtel dit « à thème ». Ici, le thème, c’est la musique, plus particulièrement le Rock‘n’roll. L’hôtel est idéalement situé en face du stade de baseball des Red Sox.À votre arrivée vous verrez un gros camion des années 50’, aluminium et futurisme à la recette Buckminster Fuller. Il y a des références à la musique partout. Les clés d’accès aux chambres sont des VIP Pass…tout y est très bien pensé. Comme la petite carte qui vous attend sur votre lit vous présentant Élisabeth du Salvador, qui s’est occupée de la chambre “The woman who fight the dust”.

À notre arrivée dimanche soir, un individu étrange se baigne dans la piscine en T-shirt et lunettes de soleil. Il fait nuit et un froid de canard… « Avancez les enfants, le monsieur estfatigué. »Par contre, on a beau être rock‘n’roll on aime quand même un peu l’oseille. Pour la nuit, le parking, ce sera 55$. Oui, monsieur !

Après une mauvaise nuit, la cervelle étant, vous vous en doutez, peu digeste, l’aventurier qui est en moi avait envie de dévorer le monde ! Seul problème, il est 4 heures et évidemment tout est fermé. Ma première exploration sera donc télévisuelle. Ce matin, toutes les attentions sont tournées vers le Texas ravagé dans la nuit par une tornade. Les quatre premières chaines ne parlent que de ça. À vrai dire pas terrible-terrible la tornade, puisque toutes les chaines nous montrent la même maison éventrée par le même platane. Une « tornadounette », diront les experts. Quatre chaines plus tard, c’est une publicité-fleuve comme je n’en ai encore jamais vu, une publicité qui dure plus de 10 minutes avec cet effet tunnel où, au bout du bout, il semble évident qu’il faut acheter le produit. Pour le coup, ça se mange, c’est alimentaire, c’est ce qu’ils appellent de la “super Food”. Mélangée à un peu d’eau, cela produit une bouillie granuleuse et verte. Selon la vielle rousse méga botoxée :  “…c’est votre apport de fibre quotidien et ça vous permet de vous passer de manger des fruits et des légumes dans la journée…” Mmmm…j’ai l’impression qu’on va se régaler…

Fin du séjour, retenons le meilleur : juste après le lobby, ils ont mis un bac à vinyle à disposition des clients. Quelle introduction magnifique au voyage ! Deep Purple, Vampire WE, Van Morrisson, AC/DC et Bob Marley.